"Lo pagel es fin,
n'a de grossièr que l'abit..."

jeudi 2 octobre 2014

Habitat traditionnel


La Chaumière 


Jusqu'aux années 1930 la grande majorité de la population habite une chaumière ; mais ce n'est qu'exceptionnellement que de nouvelles constructions en chaume ou en genêts voient le jour au cours du 20ème siècle.

Les plus modestes, qui sont les plus nombreuses, ont cet aspect :






Chaumière "standard". Détail d'une carte postale ancienne



Elles abritent souvent une famille nombreuse et le cheptel de la ferme qui ne peut excéder trois ou quatre vaches, une chèvre...  Ma grand-mère Angelina est née en 1907 dans une des innombrables chaumières de ce type. Elle y a vécu, jusqu'au jour de son mariage en 1927, avec ses parents et ses dix frères et sœurs (mon arrière grand-mère a eu quinze enfants dont quatre n'ont pas vécu)... La ferme s'appelait Chauvi, elle a été engloutie lors de la mise en eau du barrage du Gage 1954. Une description de ce domaine est donnée lors de son achat en 1877 : 



"…Une maison d’habitation et d’exploitation appelée Chauvy contenant y compris la basse cour qui se trouve au couchant environ trois ares cinquante centiares... Cette maison se compose d’écurie et cuisine au rez-de-chaussée et galetas et grenier  à foin au dessus, elle est couverte de chaume. La cuisine est éclairée par une petite fenêtre visant au couchant sur la dite basse cour ; on entre dans l’écurie par un grand portail et de l’écurie à la cuisine par une petite porte à droite. La dite cuisine est encore éclairée par une petite lucarne. Sur le derrière il existe une petite cave ou grotte. La porte du grenier à foin vise au nord est,  on arrive encore au grenier à foin par un escalier à gauche de la porte d’entrée de l’écurie…"




L'architecture type d'une chaumière est la suivante : 





Chaumière typique du plateau des sources de la Loire



Cette organisation de l'habitat constitue véritablement la base du bâti rural traditionnel des hauts plateaux, elle peut être complétée par

- un four à pain dont la porte se trouve sous le manteau de la cheminée,

- un arcas (auvent d'accès à l'étable) qui abrite un bachas  (bassin) où coule la source (cet appendice dont le toit est peu incliné est couvert en lauzes ou en tuiles),
- une porte d'entrée spécifique pour les "gens".



  Ce qui frappe d'emblée au regard de ce type de construction, c'est la faible place réservée au logement des humains. Les parents dorment dans un lit placard qui ouvre sur la cuisine, les enfants dans un lit coffre installé dans l'étable, ou dans un "galetas" (pièce aux parois de planches aménagée dans un coin du grenier). L'eau arrive par gravité dans un bassin situé à l'étable, ou on va la chercher au puits. On ne trouve pas ce que l'on nomme aujourd'hui "les sanitaires". Sous le toit, le fenil, où l'on engrange la réserve de foin pour passer un long hiver, occupe la plus grande partie du volume du bâtiment. Les ouvertures sont peu nombreuses, les rares fenêtres n'ont pas de volet.


La maison est construite près d'une source ; elle est généralement adossée à la colline et à l'abri du vent dominant.





La chaumière de mes ancêtres (près de Sagnes et Goudoulet)



Les murs sont constitués de deux parements en pierre, un intérieur et un extérieur , entre les deux on a comblé avec des petits cailloux et de la terre. 

Le couvert est entièrement végétal. Les arbalétriers sont constitués de petits troncs de sapin à peine équarris ; les lattes transversales les maintiennent en place et complètent l'ossature de cette  structure extrêmement légère. La très forte pente du toit facilite l'évacuation des eaux de toiture et empêche une accumulation de neige qui serait fatale au bâtiment. L'étanchéité est assurée par la pause de classous (gerbes de paille) que l'on fixe sur les lattes ou par  une épaisse couche (30 cm environ) de genêts. Sur le plateau vellave le couvert est exclusivement "à paille" tandis que du côté ardéchois le genêt  a supplanté la paille à la fin du 19ème siècle, le seigle étant de moins en moins cultivé sur les terres les plus froides. Dans ce dernier secteur, de nombreuses chaumières couvertes "à paille" au 19ème siècle étaient pétassées (raccommodées) avec du genêt au 20ème. L'emploi du genêt est attesté depuis des siècles et constitue une spécificité que l'on rencontre très rarement dans le monde. L'étanchéité du faîtage est assurée par des mottes de gazon extraites par bandes, ou, dans les derniers temps, par un bardage en planches.


Ce type de couvert a de nombreuses vertus, il est réalisé en matériaux peu coûteux, a de remarquables propriétés d'isolation thermique tout en étant perméable à la vapeur. D'un autre côté, il nécessite un entretien régulier, et c'est tous les ans que le fermier doit monter sur son toit pour en rénover une portion. Ce type de bâti est très sensible aux agressions du vent et à la neige lourde et collante. L'incendie provoqué par la foudre ou accidentellement (par la flamme de la lampe) lui est souvent fatal. 


Malgré les arbres destinés à la protéger, une tempête a été fatale à cette chaumière :





La partie du toit qui recouvre les murs est parfois couverte en lauzes



Tous les matériaux de constructions sont prélevés sur place, à ce titre, nous avons à faire à un modèle d'habitat écologique... 

La chaumière a peu évolué au cours des siècles, seule l'immense cheminée, avec son manteau voûté, semble la distinguer de l'habitat du néolithique...




L’habitat fontbouisse des guarrigues est maintenant bien connu par une série de sites fouillés pendant un demi-siècle. Il s’agit d’un habitat à base de murs en pierre sèche, construits à double parement avec bourrage interne. Les modules des habitats sont variables de 7 à 24 m de longueur pour 3 à 7 de largeur. Les maisons présentent des plans rectangulaires à absides, ou ovalaires, les portes sont limitées par des dalles verticales. Les toitures devaient être en matériau végétal.
Certaines de ces maisons sont construites sur une entrée d’aven, faisant office de cave. (cf. Ubprehistoire.free.fr Université de Bourgogne)


Les chaumières les plus abouties atteignent des dimensions impressionnantes, 70 mètres de longueur pour les Boutergues ! (Usclades)  ancien domaine des cisterciens de Mazan dont le couvert s'est effondré en 1957 après une forte chute de neige (1). Elles ont souvent la particularité d'accueillir deux familles de fermiers logeant dans des quèïra (habitations recouvertes en lauzes, avec chambres à l'étage) situés à chacune des extrémités.



Une rare chaumière préservée et ouverte à la visite. Ici Philip au pied du Gerbier de Jonc, où vivait mon ancêtre François Charre en 1620 (Rénovée et agrandie depuis...)




La bâtisse couverte en lauzes


Si l'on en juge par des éléments de toponymie (Taulin, Tauleigne, Tèoulèïre), les premières demeures couvertes en lauzes sont probablement présentes sur le plateau dès le Xème siècle, mais elles sont très rares ; si rares qu'on les nomme d'après leur particularité... Au 15ème siècle, l'immense majorité des habitations sont couvertes en paille ou en genêts. Par la suite, et progressivement, les seigneurs (et leurs tenanciers) feront couvrir de lauzes les bâtiments de leurs plus grands domaines. Cela est particulièrement vrai pour les chartreux de Bonnefoy dont les propriétés des Estables, du Béage et de Sainte Eulalie, sont situées  près d'un site d'extraction de lauzes : La Lauzière. Au sud de la Loire, là où se trouvent la plus grande part des propriétés des cisterciens de Mazan, la lauze est plus rare, son transport, au delà d'une dizaine de kilomètres, aurait été d'un coût exhorbitant ; on connaît l'expression "La lauze ne traverse pas la Loire". Dans ce dernier secteur, la tuile canal la remplace souvent.  

La Lauze est réservée aux riches propriétés. Même si l'organisation générale du bâtiment couvert en lauzes (étable, fenil, logis...) diffère peu de celle de la grande chaumière, son apparence est nécessairement beaucoup plus massive. Les murs sont plus épais, ils doivent supporter une couverture qui pèse plusieurs dizaines de tonnes ; la pente du toit est beaucoup plus faible (40 degrés au lieu de 60)  afin que les lauzes ne "chassent" pas. Les arbalétriers, très rapprochés les uns des autres, sont constitués d'immenses poutres équarries et sont toujours soutenus par des pieds-droits reposant sur une sablière. Les lauzes sont posées sur un platelage de forte épaisseur et tenues par de longues chevilles de bois ou par des "croches" en fer (au 20ème siècle) :










Pour assurer une plus grande stabilité à l'édifice, les murs de façade sont légèrement inclinés par rapport à la verticale. On dit qu'ils ont du "fruit" (photo ci-dessous) ; leur épaisseur se réduit progressivement jusqu'à leur sommet.

Ce type d'architecture est fait pour défier les siècles... on dit "quaou bièn laouzo, pér cént on paouso" (qui bien lauze, pour cent ans pose).




2014 - Le silence habite cet ancien domaine de l'abbaye de Bonnefoy



L'effacement progressif de l'habitat traditionnel


Plusieurs facteurs expliquent la disparition progressive de cet habitat au cours du 20ème siècle. Aujourd'hui, il ne subsiste que très peu de paillisses (chaumières)  qui couvraient jadis le pays ; les louziçes (maisons couvertes en lauzes), ont mieux résisté. 


Fin 19ème siècle - Début exode rural

A partir de la fin du 19ème siècle l'exode rural va de pair avec l'abandon des plus petites exploitations agricoles. Il s'ensuit un abandon des chaumières les plus misérables qui passent rapidement à l'état de ruine. Elles serviront de carrières de pierres pour la rénovation des fermes voisines.  



1900 - Développement du transport par automobile :

Dès le début du vingtième siècle, le roulage automobile permet d'accéder à prix raisonnable aux matériaux de construction disponibles dans les vallées. Lorsqu'une chaumière subit un incendie (il ne se passe pas une année sans que la foudre ne frappe), ou elle est abandonnée, ou on reconstruit en rehaussant les murs et en couvrant en tuiles " de Marseille". Avec sont toit rouge à pente moyenne la bâtisse apparaît alors sous un tout nouvel aspect.  


Les lauzes, qu'il fallait transporter avec un tombereau et une paire de bœufs,  ne sont plus extraites des carrières locales. Pour les travaux de rénovation on emploie celles récupérées sur un bâtiment, ou l'on réalise un nouveau couvert en tuiles. Parfois on réalise une toiture mixte lauzes-tuiles ; les lauzes sont placées  sur la partie basse du toit, les tuiles près du faîtage. 

Maison au Béage :






 



La facilité de transport des matériaux a joué un rôle déterminant dans l'effacement de l'habitat traditionnel au cours du vingtième siècle. On est passé  de la paire de bœufs au transport par poids-lourds ; si bien qu'aujourd'hui on peut revêtir la place du village de pavés acheminés depuis le Portugal...  






 

1930 - Loi Loucheur pour l'amélioration de l'habitat




La loi Loucheur votée en 1928, prévoyait l'intervention financière de l'État pour favoriser l'habitation populaire. Dans les années 1930, de nombreux petits propriétaires du plateau, bénéficiaires de subventions, entreprennent la construction d'un quèïra (carré d'habitation) attenant à leur chaumière. Le nouveau logis est construit à l'emplacement de l'ancien, l'imposante cheminée et le four à pain disparaissent et une bonne part de la toiture en chaume laisse place à la tuile de Marseille ; seule la grange (étable et fenière) reste couverte en chaume. Pour les plus petites chaumières on démonte entièrement le toit ; on rehausse les murs et on réalise un couvert en tuiles
1950 -2000 - Mécanisation de l'agriculture, augmentation de la taille des exploitations, recherche d'un meilleur confort d'habitation 

L'architecture traditionnelle conçue à l'époque de la traction animale, s'est révélée inadaptée dès l'arrivée des premiers tracteurs. Il a fallu la transformer profondément pour l'adapter aux nouvelles techniques d'engrangement du foin et pour répondre au désir de confort des familles. 

A la fin du siècle, la rentabilité des exploitations passant par une augmentation du cheptel, nombre d'entre-elles ne trouvent pas de successeur lors du départ en retraite du fermier. En conséquence, les terres sont vendues pour l'agrandissement d'un domaine voisin et le bâti est souvent reconverti en résidence secondaire ; dans le pire des cas il est passe à l'état de "chasaou" (ruine).    

Un exemple d'évolution : Chante Grenouille, ma maison natale : 







 1-  1823 : Construction. C'est la date gravée sur la clé de voûte de la porte de l'étable. Un four à pain est représenté ici sans que je sache s'il y en avait réellement un.

2 - 1920 : La maison a été reconstruite après un incendie survenu aux environs de 1913.

3 - 1939 : Construction d'un petit logis (aide loi Loucheur ?) et construction d'un appentis en bois couvert en genêt pour abriter la chaudière. 

4 -  2000 : A la fin du 20ème siècle la bâtisse devenue inadaptée à l'élevage d'un cheptel de plusieurs dizaines de bovins, est rénovée ; elle est désormais consacrée au logement du fermier. Elle présente un confort moderne (l'électricité a été installée au début des années 1960).  





 
Chante Grenouille - L'exploitation en 2014


Les Actions de sauvegarde de l'habitat traditionnel


Liger

En 1975  Joseph Pouget crée l'association Liger. Elle a pour objectif la sauvegarde et la valorisation de l’architecture des fermes traditionnelles couvertes de genêts et de lauzes ainsi que des paysages du Pays des sources de la Loire. Consultez le site de Liger ici : Liger


... et visitez ses deux propriétés : Bourlatier et Clastre (Les photos ci-dessous sont extraites du site de l'association) 

Bourlatier (St Andéol de Fourchades)














Clastre (Ste Eulalie)



















Joseph Pouget et Gaston Roux



Par ailleurs, une visite du hameau de Bigorre sur la commune de Saint-Front (Haute-Loire) vous permettra de découvrir un ensemble de chaumières couvertes en paille. 


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Lexique Occitan-Français 


Occitan
Phonétique
Français



Arcàs
Arcas
Apentis
Bachàs
Bachas
Bassin
Brida (f)
Brido (f)
Entrais
Bridon (m)
Bridou (m)
Contrefiche
Cairat,
Quèïra
«Carré » d’habitation
Charèira, Carrèira
Charèïro
Poutre maîtresse (ici)
Classon (m)
Clossou (m)
Gerbe de paille du chaumier
Chasau, Casal (m)
Chasaou (m)
Maison ruinée (ici)
Galatàs
Galatras
Galetas
Lauza
Laouso
Lauze
Loziça (f)
Lousiço (f)
Maison couverte en lauzes
Palhissa
Paillisso
Chaumière
Pèdrech,
Pèdréï
Pied-droit
Sabièira
Sabièïro
Sablière
Tenalh
Ténaï
Arbalétrier
Trifòr (m)
Trifouor (m)
Boutisse



(1) Joseph Jouffre. Revue du Vivarais N°1- janvier mars 1991.

Pour aller plus loin ...
Michel Carlat : L'Ardèche Traditionnelle - Editions Curandela -
Michel Carlat : Architecture vernaculaire du Gerbier-Mézenc.
Les Cahiers du Mezenc.




Liens d’accès aux articles :


N°1 : La foire aux violettes de Sainte-Eulalie
N°1 : La foire Grasse du Béage
N°1 : Carte communale

Intérieur de l'habitat traditionnel


Présentation 


        A partir d'images commentées, vous découvrirez ici, quelques aspects de l'intérieur d'une ancienne ferme du plateau ardéchois. Si l'architecture traditionnelle a presque totalement disparu au cours de la seconde moitié du 20ème siècle, cela est encore plus le cas pour les aménagements intérieurs, qui ne restent visibles aujourd'hui, que dans quelques "fermes musée".
Les mots en langue régionale apparaissant dans le texte sont écrits sous forme "phonétique". Ils sont regroupés dans un tableau en fin d'article et présentés en graphie occitane.

Partie habitation : 

     

Cuisine

        C'est la pièce principale de l'habitation. On y réalise tous les travaux d'intérieur, on s'y abrite du froid, on y prend les repas, on y reçoit les invités lors des veillées  Quand on dispose d'un four sous le manteau de cheminée, on y fait le pain ; et enfin on y dort.

        La poutre principale qui soutient les solives (tirans ou través) s'appelle la "charèïro". La large échelle horizontale suspendue au plafond la (trévado)  permet la suspension des morceaux de porc (lard, saucisses, jambonnettes...).

        On dort dans des lits-placard fermés par des portes à glissières (lèï a courèlos), Les chaumières les plus modestes n'ont pas de chambre.

        Le mobilier est constitué d'une table, de chaises et de bancs, d'un ou deux coffres, d'un bas de buffet (dréïssodou), et d'un présentoir à vaisselle (èscünlèïro). Les premiers fourneaux ont fait leur apparition dans les années 1920. L'horloge est une marque de richesse. L'objet sur la petite table est un berceau (bronlé)

       Dans la cuisine, on trouve une porte pour accéder à l'étable et une autre pour accéder à la cave.

       Au fil des années, la fumée de la cheminée noircit les boiseries.

       Les pièces telles que : salle à manger, salon, salle de bain, toilettes, n'existent pas.

     
       


"Paradis" au dessus de la porte de la cave

        On dépose des objets religieux et des images pieuses sur une petite étagère qu'on appelle le "paradis". Ces objets sont parfois placés dans une petite vitrine, surmontée d'une croix, la "Chapéléto" (petite chapelle). Le soir, avant d'aller dormir, on se réunit face au "paradis" pour la prière collective.


   

Mésentère du porc ou ratis (saï) suspendu au plafond




Evier (èïgadié) éclairé par une petite lucarne (Fénèstrou)

        L'eau courante au robinet n'existe pas. La source coule dans un bassin à l'entrée de l'étable ou on va la chercher au puits. Peu de maisons possèdent un évier (èïgadié) dans la cuisine. Pour faire la vaisselle (rédourjado) on va chercher un seau d'eau. l'évacuation des eaux usées se fait vers l'extérieur au travers d'un petit conduit creusé dans les pierres du mur ; parfois une très grande pierre suffit pour sculpter l'évier et le conduit.




Evacuation des eaux de l'évier sur un mur de façade 




Cheminée du début du 17ème siècle

        La cheminée impressionnante, occupe tout un côté de la cuisine. Sur l'image, la fenêtre, à gauche, dont on aperçoit près de la moitié de l'ouverture donne une idée de ses dimensions.




Sous le manteau de la cheminée, intérieur d'un four à pain

        Admirons l'intérieur de ce four à pain construit en pierres sèches...




Embrasure


        La cuisine est éclairée par une seule fenêtre de petites dimensions. Ici l'embrasure donne une idée de l'épaisseur des murs.Ils sont bâtis sans mortier.



Cave (Crote)

        Il y a toujours une cave sous terre attenante à la cuisine.


Etable :



Bassin à l'entrée de l'étable

        La source arrive au bassin (bachas) de l'étable, souvent situé dans un hall d'entrée appelé arcas.




Etable vue de la porte d'entrée


        L'étable très sombre, mal aérée, est éclairée au travers de quelques "fénèstrons".

        Le plancher des vaches se nomme le"soustré".


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Occitan
Phonétique
Français



Arcàs
Arcas
Apentis
Bachàs
Bachas
Bassin
Branlet
Branlé
Berceau (enfant)
Chapeleta
chapéléto
Petite chapelle
Charèira
Charèïro
Poutre maîtresse (ici)
Corèla
Courèlo
Glissière
Cròta
Crote
Cave
Aigadièr
Eïgadié
Evier
Escunlèira
Escünlèïro
Présentoir à vaisselle
Dreiçador
Dréïssodou
Bahut (meuble)
Fenestron
Fénèstroun
Lucarne
Sai
Saï
Ratis, mésentère du porc
Sostre
Soustré
Plancher des bovins (à l’étable)
Tirant
Titan
Solive
Través
 Través
Solive
Travada
Trévado
Travée. Râtelier fixé au plafond.



Remerciements :

Je remercie Léon et Charles de m'avoir autorisé à présenter quelques unes des images ci-dessus.

Si vous souhaitez découvrir l'habitat traditionnel du Plateau, je vous invite à visiter (voir les horaires et dates d'ouverture) :

- La Chaumière de Léon Chareyre (Philip) sur la route qui monte de Sainte-Eulalie au Gerbier (1km sous le Gerbier)
- La Chaumière de "Clastre" au cœur du village de Sainte-Eulalie, propriété de l'association Liger. Lien : Liger
- La ferme "Mémoire" de Bourlatier. Propriété de Liger, elle est gérée par le Syndicat Mixte de la Montagne Ardéchoise. Lien : Bourlatier


Liens d’accès aux articles :

N°1 : La foire aux violettes de Sainte-Eulalie
N°2 : La peste de 1720
N°1 : La foire Grasse du Béage
N°1 : Carte communale